Le Coordinateur national du mouvement Gox Yu Bees, Ameth Diallo, a récemment pris la parole pour dénoncer ce qu’il considère comme une gestion hésitante et insuffisante du gouvernement face à la situation économique et financière du pays. Dans un texte virulent, il interpelle les autorités sur leur manque d’actions concrètes après avoir alerté l’opinion publique sur les supposées dérives du régime précédent.
Un discours alarmiste suivi d’actions timides ?
Ameth Diallo pointe une contradiction majeure : après une communication intense sur l’état critique des finances publiques et la nécessité de restaurer la justice, les décisions annoncées ne sont pas à la hauteur des attentes du peuple. Il cite notamment :
• Les réformes budgétaires et la modernisation de la gestion financière annoncées par le ministre des Finances, Cheikh Diba, qu’il juge comme de simples mesures de rattrapage et non des solutions immédiates à la crise.
• L’absence de mesures d’urgence malgré un niveau d’endettement public atteignant 99,67 % du PIB, ce qui remet en question la réelle gravité du problème tel qu’il a été présenté au départ.
• Les promesses d’enquêtes et de poursuites judiciaires du ministre de la Justice, Ousmane Diagne, qu’il estime trop lentes et floues, alors que des rapports comme celui de la Cour des comptes auraient déjà dû permettre d’identifier et de sanctionner les coupables.
Un appel à la responsabilité et aux sacrifices au sommet de l’État
Au-delà de la dénonciation, Ameth Diallo exige des actions fortes et immédiates pour restaurer la confiance des citoyens. Selon lui, il ne suffit pas de condamner les détournements passés, il faut aussi mettre fin aux privilèges actuels des dirigeants. Il réclame notamment :
• La suppression des caisses noires et des fonds politiques
• Une réduction drastique du train de vie de l’État
• Un encadrement strict des voyages officiels et des dépenses gouvernementales
Pour lui, continuer à bénéficier des mêmes avantages tout en dénonçant la faillite de l’État serait une hypocrisie inacceptable. Il avertit que si des mesures radicales ne sont pas prises rapidement, le gouvernement risque de perdre la confiance du peuple et de reproduire les mêmes erreurs que ses prédécesseurs.
Une pression qui s’intensifie sur le pouvoir en place
À travers ce discours incisif, Ameth Diallo exprime une frustration grandissante parmi une partie des Sénégalais qui attendent des actes concrets et non plus seulement des constats et des promesses. Son interpellation met la pression sur les nouvelles autorités pour qu’elles passent rapidement à l’action sous peine d’être perçues comme complices de l’inaction.
Gouverner, ce n’est pas commenter, c’est agir. Cette phrase résume bien l’exigence de rupture et de responsabilité qu’il adresse au pouvoir actuel