Dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Énergie, Birame Soulaye Diop, le journaliste Mamadou Moustapha Mbaye a dénoncé un dysfonctionnement préoccupant de l’éclairage public dans plusieurs localités du Sénégal, notamment à Mbacké.
Selon l’auteur de la lettre, de nombreux lampadaires publics restent allumés en plein jour, entraînant un gaspillage énergétique significatif et une usure prématurée du matériel. Une situation qui, selon lui, va à l’encontre des engagements du gouvernement en matière d’efficacité énergétique et de développement durable.
Un gaspillage aux conséquences multiples
Mamadou Moustapha Mbaye souligne trois principales conséquences de cette anomalie :
1. Une perte d’énergie et un coût financier accru : alors que le Sénégal cherche à optimiser sa consommation énergétique, ce type de gaspillage représente un frein aux efforts de transition vers des solutions durables.
2. Une détérioration prématurée du matériel : les équipements conçus pour fonctionner uniquement la nuit subissent une usure accélérée lorsqu’ils restent allumés en journée, ce qui engendre des coûts de maintenance supplémentaires.
3. Un décalage avec les politiques gouvernementales : cette situation nuit à des initiatives comme “Jub, Jubbal et Jubbanti”, qui visent à moderniser et améliorer la gestion des infrastructures publiques.
Un appel à des mesures correctives
Face à ce constat, le journaliste appelle le ministre à prendre des mesures urgentes pour corriger cette situation. Il propose notamment :
• Un audit technique des systèmes d’éclairage afin d’identifier les dysfonctionnements et d’optimiser leur gestion.
• L’installation de détecteurs de luminosité automatiques pour éviter l’activation des lampadaires en plein jour.
• Une sensibilisation des gestionnaires locaux sur l’importance de la maintenance préventive.
• Un renforcement des contrôles pour prévenir toute négligence future.
Malgré plusieurs alertes lancées via les réseaux sociaux et auprès des services techniques locaux, aucune solution concrète n’a encore été mise en place, regrette Mamadou Moustapha Mbaye. Il espère que cette interpellation directe du ministre permettra d’engager des actions immédiates pour enrayer ce problème et préserver les ressources du pays.
Affaire à suivre.