L’ancien ministre et proche de l’ex-président Macky Sall, Mansour Faye, a adressé une critique acerbe au Premier ministre Ousmane Sonko dans une publication virulente. Fidèle à son franc-parler, il dénonce ce qu’il considère comme une gouvernance marquée par la haine et le populisme, affirmant que le Sénégal se dirige vers une crise profonde sous la direction de l’actuel chef du gouvernement.
Une opposition assumée
Mansour Faye ne mâche pas ses mots. Selon lui, la gestion du pouvoir ne saurait se nourrir de discours populistes. Il reproche à Ousmane Sonko d’avoir bâti son ascension sur la calomnie et la manipulation, tout en dénonçant son incapacité à répondre aux préoccupations majeures des Sénégalais. “Il ne peut pas emprisonner mon âme! Je suis un homme libre, digne et loyal”, affirme-t-il avec détermination.
Une gouvernance sous tension
L’ancien ministre annonce que le pays pourrait bientôt connaître une hausse significative des prix de l’électricité, du carburant et du gaz, pointant du doigt une incapacité du gouvernement à faire face aux réalités économiques. “Ils tenteront de justifier ces augmentations par des exigences économiques qui ont toujours été là, mais que le génie Mackyste a su gérer avec brio”, argue-t-il, insistant sur le fait que Macky Sall n’était pas un simple exécutant des institutions financières internationales.
Un danger pour le président Diomaye?
Mansour Faye met en garde le président Bassirou Diomaye Faye contre une mainmise totale d’Ousmane Sonko sur les institutions. Selon lui, une “administration Sonko”, une “justice sonkiste” et un “parlement aux ordres” sont en train d’être instaurés, risquant d’isoler le chef de l’État. Il prédit un scénario où Diomaye Faye pourrait se retrouver acculé au sein même de son propre pouvoir.
Une diplomatie et une démocratie en déclin
L’ancien ministre d’État déplore également une déchéance du Sénégal sur la scène internationale, affirmant que la coopération bilatérale et multilatérale s’est dégradée sous le nouveau régime. Il perçoit une instrumentalisation du pouvoir et un manque de vision stratégique qui nuiraient à l’image du pays.
“Faites ce que bon vous semble!”
Mansour Faye conclut son message avec un ton de défiance absolue. “Physiquement, moralement, je me suis préparé à toutes les éventualités. Alors faites ce que bon vous semble! Cela m’importe peu. Jamais, je ne flancherai et au bout du compte la vérité triomphera inexorablement, inchallah.”
Cette sortie médiatique envenime davantage les tensions entre l’opposition et le pouvoir en place. La riposte du Premier ministre ou de son entourage ne devrait pas tarder à venir. Affaire à suivre