La Présidence de la République a formellement démenti les informations faisant état d’une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel concernant la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale.
Dans une mise au point rendue publique, le Porte-parole de la Présidence, Me Abdoulaye Tine, a précisé qu’« aucune saisine du Conseil constitutionnel n’a été effectuée par le président Bassirou Diomaye Faye à ce sujet ». Il a également insisté sur le fait que « les informations relayées en sens contraire sont sans fondement ».
Cette clarification intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. En effet, le leader de PASTEF-Les Patriotes, Ousmane Sonko, a été élu ce matin président de l’Assemblée nationale. Une élection marquée par le boycott de la séance plénière par une partie de l’opposition parlementaire.
Les députés de l’opposition estiment que la procédure ayant permis la réintégration de l’ex-Premier ministre au sein de l’hémicycle constitue une violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Cette contestation a ravivé les débats autour de la légalité et des implications institutionnelles de ce retour au Parlement.
Depuis plusieurs heures, des rumeurs circulaient sur une possible démarche du chef de l’État visant à solliciter l’avis du Conseil constitutionnel sur cette question. Une hypothèse désormais rejetée par la Présidence, qui parle d’informations « sans fondement ».
La sortie du Porte-parole de la Présidence vise ainsi à lever toute équivoque au moment où l’élection d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale continue de susciter de nombreuses réactions dans la classe politique et au sein de l’opinion publique.


