Ousmane Sonko a été élu ce mardi président de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 133 votants, après son installation comme député de la 15e législature. L’opposition avait quitté l’hémicycle avant le vote, laissant la majorité parlementaire porter seule son leader à la tête de l’institution.
Mais cette réintégration d’Ousmane Sonko au Parlement suscite une vive polémique. Plusieurs spécialistes des questions parlementaires estiment qu’il n’avait plus sa place à l’Assemblée nationale depuis qu’il avait choisi de conserver son poste de chef du gouvernement après son élection comme député en 2024.
Face à cette situation, l’opposition regroupée au sein de Takku Wallu a demandé au président Bassirou Diomaye Faye de saisir le Conseil constitutionnel afin qu’il se prononce sur la légalité de cette intégration. Selon le journal Les Échos, cette saisine aurait été effectuée par le chef de l’État. Reste désormais à connaître la position du Conseil constitutionnel sur cette question qui alimente déjà le débat politique et juridique.


