Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, leur bilan ne se limite plus aux 2 977 personnes tuées ce jour-là aux États-Unis. Les guerres déclenchées dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » ont laissé derrière elles un lourd héritage humain et financier.
Selon les données rapportées par RFI, notamment à partir des travaux du Costs of War Project de l’université Brown, plus de 940 000 personnes auraient été tuées directement dans les conflits post-11-Septembre, dont plus de 432 000 civils.
En intégrant les décès indirects provoqués par la faim, les maladies, la destruction des infrastructures et l’effondrement de certains systèmes de santé, le bilan global pourrait atteindre entre 4,5 et 4,7 millions de morts.
Les conséquences humaines ne s’arrêtent pas là. Plus de 38 millions de personnes auraient été déplacées par les guerres menées ou intensifiées après le 11-Septembre, notamment en Afghanistan, en Irak, au Pakistan, en Syrie, au Yémen, en Somalie, en Libye et aux Philippines.
La facture financière est également vertigineuse : les États-Unis avaient dépensé ou s’étaient engagés, jusqu’en 2021, à dépenser plus de 8 000 milliards de dollars dans ces conflits et leurs conséquences.
Vingt-cinq ans après les attentats qui ont bouleversé l’ordre mondial, le bilan de la « guerre contre le terrorisme » continue ainsi de soulever une question majeure : quel prix humain, économique et géopolitique le monde a-t-il réellement payé depuis le 11 septembre 2001 ?
Source : RFI / Costs of War Project – Brown University


