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Loi anti-homosexualité : Ousmane Sonko défie les critiques occidentales et promet plus de fermeté

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a affiché, ce vendredi devant l’Assemblée nationale, une position de fermeté sur la nouvelle loi renforçant les sanctions contre l’homosexualité au Sénégal. Interpellé lors de la séance des Questions d’actualité, le chef du gouvernement a rejeté avec vigueur les critiques formulées par plusieurs pays occidentaux, notamment la France, tout en avertissant que le texte pourrait être davantage durci si nécessaire.

Adoptée en mars 2026, la nouvelle législation prévoit jusqu’à dix ans de prison pour les personnes reconnues coupables d’actes homosexuels, qualifiés d’« actes contre nature » dans le droit sénégalais. Une réforme qui continue de susciter de vives réactions à l’international, mais qui bénéficie d’un large soutien au Sénégal selon les autorités.

Devant les députés, Ousmane Sonko a insisté sur l’application stricte de la loi, sans distinction. «Il ne sera pas question de protéger les gros poissons parce que ce sont eux les vrais problèmes. Quand une loi est votée, elle est impersonnelle et s’applique dans toute sa rigueur», a déclaré le Premier ministre.

Le chef du gouvernement s’en est également pris aux pays occidentaux qu’il accuse de vouloir imposer leurs valeurs au Sénégal. «Personne n’est contre cette loi au Sénégal. Les seules critiques viennent de l’Occident, la France en particulier. Nous n’avons aucune leçon à recevoir d’eux (…) si la loi doit être renforcée, elle le sera», a martelé Ousmane Sonko sous les applaudissements d’une partie de l’hémicycle.

Le Premier ministre a aussi écarté toute possibilité de suspension du processus législatif malgré les appels au dialogue émanant de certaines voix africaines et occidentales. «Des intellectuels africains aussi tentent de s’immiscer mais il n’y aura aucun moratoire», a-t-il affirmé.

Pour le pouvoir sénégalais, les critiques formulées contre cette loi relèvent d’une tentative d’« ingérence culturelle » contraire à la souveraineté nationale et aux valeurs religieuses du pays. Ousmane Sonko a d’ailleurs souligné qu’« aucun pays asiatique, arabe, africain ne critique le Sénégal sur la question », dénonçant ce qu’il qualifie de « tyrannie de l’Occident qui veut imposer l’homosexualité au reste du monde ».

Cette sortie du Premier ministre confirme la volonté des autorités sénégalaises de maintenir une ligne dure sur cette question sociétale sensible, malgré les pressions diplomatiques croissantes venant de plusieurs partenaires occidentaux.

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