Devant les députés, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a livré un diagnostic particulièrement sévère de la situation économique et financière du Sénégal. Dette du secteur public, croissance hors hydrocarbures insuffisante et difficultés de financement : selon lui, le pays est désormais en « ajustement structurel ».
Lors de sa Déclaration de politique générale, Ahmadou Al Aminou Lô a appelé à regarder « la vérité des comptes » en face. Il a notamment affirmé que la dette du secteur public représente 132 % du PIB, évoquant un endettement global de 23 500 milliards de FCFA.
Le Premier ministre s’est également inquiété de la faiblesse de la croissance hors hydrocarbures. Selon les chiffres qu’il a avancés, celle-ci s’est établie à 2,2 % en 2025, en dessous d’une croissance démographique proche de 3 %.
« Nous nous sommes appauvris en 2025 et nous allons encore nous appauvrir en 2026 », a-t-il lancé devant les députés.
Pour illustrer l’ampleur des difficultés, Al Aminou Lô a repris une formule attribuée au président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko : « Vous parliez du 4e sous-sol, on est au 5e sous-sol ».
Son diagnostic est sans équivoque : « On est en ajustement structurel. »


