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Révision de la Constitution : le Gouvernement plaide pour un large consensus national

Le Gouvernement du Sénégal réaffirme sa volonté de privilégier le dialogue et la concertation dans le processus de révision de la Constitution. Devant la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains de l’Assemblée nationale, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a défendu les quatre amendements proposés par l’Exécutif lors de l’examen de la proposition de loi constitutionnelle n°17/2026, initiée par les députés du groupe parlementaire Pastef.

À l’ouverture des travaux, le Garde des Sceaux a salué la qualité des débats parlementaires ainsi que l’engagement des membres de la commission. Il s’est également félicité de la richesse des échanges suscités par les différents amendements examinés.

Le dialogue comme principe directeur

Pour le Gouvernement, toute réforme de la Loi fondamentale doit être conduite dans un esprit d’inclusion et de consensus. Me Moussa Sarr a rappelé que la Constitution constitue le fondement du pacte républicain et que toute modification de ses dispositions les plus importantes mérite une réflexion approfondie impliquant l’ensemble des acteurs de la vie nationale.

Le ministre a notamment insisté sur la nécessité d’associer les partis politiques, les forces de l’opposition ainsi que les organisations de la société civile afin de garantir une réforme largement partagée.

La concertation, une tradition institutionnelle

Le Garde des Sceaux a souligné qu’aucune révision constitutionnelle majeure n’avait été engagée au Sénégal depuis 1992 sans un processus préalable de dialogue ou de concertation réunissant les différentes sensibilités politiques. Selon lui, cette méthode a permis de renforcer la légitimité des réformes et de préserver la stabilité des institutions.

Estimant que les modifications envisagées sont susceptibles d’avoir un impact significatif sur l’équilibre institutionnel, le Gouvernement a exprimé des réserves sur la méthode retenue. L’Exécutif considère que ces questions nécessitent un débat plus large afin de favoriser un consensus national.

Un appel à l’ouverture des concertations

Dans cette perspective, Me Moussa Sarr a invité les députés à soutenir la mise en place d’un cadre de concertation réunissant l’ensemble des parties prenantes. Une telle démarche permettrait, selon lui, d’approfondir les discussions et de parvenir à des solutions consensuelles sur des enjeux déterminants pour l’avenir des institutions sénégalaises.

Réaffirmant la disponibilité du Gouvernement à accompagner toutes les réformes visant à consolider la démocratie et l’État de droit, le ministre de la Justice a conclu en appelant à préserver la tradition sénégalaise du dialogue politique et institutionnel, qu’il considère comme un facteur essentiel de stabilité démocratique et de cohésion nationale.

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