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PRES 2026 : les recettes attendues chutent de 762,9 à 311,5 milliards FCFA

Le Plan de redressement économique et social (PRES) devrait générer nettement moins de recettes qu’initialement attendu en 2026. Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) ramène les ressources escomptées de 762,9 milliards à 311,5 milliards de FCFA, soit une révision à la baisse de 451,4 milliards. Les jeux de hasard concentrent une part importante de cet écart, tandis que plusieurs autres mesures ne devraient finalement produire aucune recette sur l’exercice.

Le gouvernement revoit fortement à la baisse le rendement budgétaire attendu du Plan de redressement économique et social en 2026. Alors que les différentes mesures du PRES devaient initialement permettre de mobiliser 762,9 milliards de FCFA, le nouveau cadrage budgétaire ne table plus que sur 311,5 milliards de FCFA à fin décembre.

La différence atteint ainsi 451,4 milliards de FCFA, correspondant à une réduction d’environ 59 % par rapport aux prévisions initiales.

Cette baisse ne signifie toutefois pas que 451,4 milliards de FCFA auraient été détournés ou définitivement perdus. Elle traduit une révision des recettes que l’État pense effectivement pouvoir mobiliser d’ici la fin de l’exercice 2026, au regard notamment du rendement désormais attendu des différentes mesures.

Jeux de hasard : 180 milliards FCFA de recettes en moins

Parmi les écarts les plus importants figure la taxation des jeux de hasard.

La prévision initiale tablait sur 300 milliards de FCFA de recettes. Le PLFR ramène désormais ce montant à 120 milliards, soit une baisse de 180 milliards de FCFA.

À elle seule, cette révision représente près de 40 % des 451,4 milliards de FCFA de recettes en moins attendues sur l’ensemble des mesures du PRES.

Le secteur des jeux apparaît ainsi comme l’un des principaux facteurs expliquant la révision du rendement du plan.

Plusieurs mesures ne devraient rien rapporter en 2026

Le document budgétaire fait également apparaître plusieurs dispositifs pour lesquels aucun recouvrement n’est désormais attendu sur l’exercice.

Il s’agit notamment de la régularisation foncière massive, de la taxe sur l’exportation d’or, de la réactivation des droits de sortie sur les exportations d’arachide ainsi que du renouvellement des conventions de concession des opérateurs de télécommunications.

Le PLFR ne fournit toutefois pas, pour chacune de ces mesures, une explication détaillée permettant d’établir précisément pourquoi les recettes initialement envisagées ne devraient pas être encaissées avant la fin de l’année.

Cette distinction est essentielle : l’absence de recouvrement attendu en 2026 ne signifie pas nécessairement que ces mesures sont définitivement abandonnées ou qu’elles ne pourront générer aucune ressource ultérieurement.

Les recettes fiscales reculent de 453,3 milliards FCFA

Cette révision intervient dans un contexte plus général de dégradation des prévisions de recettes fiscales.

Celles-ci sont désormais arrêtées à 4 931,5 milliards de FCFA, contre 5 384,8 milliards dans les prévisions initiales. L’écart atteint donc 453,3 milliards de FCFA, correspondant à un recul de 8,4 %.

La contraction des ressources attendues du PRES pèse ainsi sur un cadrage budgétaire déjà marqué par une baisse globale des recettes de l’État.

Dans le PLFR 2026, les recettes totales sont ramenées à 5 848,7 milliards de FCFA, contre 6 188,8 milliards dans la loi de finances initiale, soit 340,1 milliards de FCFA de moins.

Le gouvernement mise désormais sur le recouvrement

Face à cette situation, l’exécutif entend renforcer la mobilisation des ressources déjà dues à l’État.

Le nouveau cadrage met notamment l’accent sur le renforcement du recouvrement fiscal, la régularisation de la TVA collectée mais non reversée ainsi que le traitement des cas de minoration de chiffres d’affaires et d’impôt sur les sociétés.

L’objectif consiste donc à compenser une partie des moins-values constatées en améliorant l’efficacité du recouvrement plutôt qu’en comptant uniquement sur de nouvelles mesures fiscales.

La révision du PRES constitue ainsi l’un des principaux ajustements du PLFR 2026. D’un objectif initial de 762,9 milliards de FCFA, l’État ne prévoit désormais plus que 311,5 milliards de recettes, soit moins de la moitié des ressources initialement escomptées.

Avec 451,4 milliards de FCFA de recettes attendues en moins, l’exécution du Plan de redressement économique et social devient l’un des enjeux majeurs de la fin de l’exercice budgétaire 2026.

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