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sortie de Sonko : Aminata Touré plaide pour le recours aux organes de contrôle et met en garde contre la politisation des enquêtes parlementaires

L’ancienne Première ministre Aminata Touré appelle à confier les dossiers relatifs à la gestion des deniers publics aux organes de contrôle compétents. Dans une déclaration, elle estime que la Cour des comptes et l’Inspection générale d’État (IGE) doivent être au centre des vérifications financières, citant notamment le fonds Jaam en Casamance.

La transparence dans la gestion des finances publiques s’invite de nouveau au cœur du débat politique sénégalais. Aminata Touré, qui affiche son soutien à la dynamique de #Kiiraay et au président Bassirou Diomaye Faye, considère la bonne gouvernance comme un principe fondamental pour le développement du pays.

Dans sa déclaration, elle met toutefois en garde contre les « manœuvres et manipulations politiciennes », estimant que les exigences de transparence doivent rester à l’écart des confrontations partisanes.

Aminata Touré questionne le rôle des commissions parlementaires

L’ancienne cheffe du gouvernement insiste sur la nécessité de respecter les compétences des différentes institutions de la République. Elle soutient que la Cour des comptes et l’Inspection générale d’État sont les organes habilités à effectuer les contrôles relevant de leurs attributions respectives.

Elle conteste, dans cette perspective, toute tentative de voir les députés se substituer à ces structures pour conduire des vérifications financières. Selon elle, l’examen des comptes publics exige des compétences techniques spécifiques et une formation adaptée.

Cette prise de position intervient dans un contexte de débats sur les commissions d’enquête parlementaires annoncées autour de plusieurs dossiers de gestion publique. Elle remet ainsi au premier plan la question de l’articulation entre le contrôle exercé par les élus et les missions confiées aux organes spécialisés.

Il convient néanmoins de distinguer les missions d’audit et de vérification financière des prérogatives constitutionnelles et légales du Parlement, qui comprend notamment le contrôle de l’action gouvernementale et l’évaluation des politiques publiques.

Le fonds Jaam en Casamance également cité

Aminata Touré demande que les dossiers évoqués dans le débat public soient transmis aux organes de contrôle compétents. Elle mentionne explicitement le fonds Jaam en Casamance, dont elle souhaite également voir la gestion examinée dans le cadre des procédures appropriées.

Cette demande place la question de la traçabilité des ressources publiques au centre de son intervention. Elle défend l’idée que les vérifications doivent être conduites par les institutions disposant des compétences nécessaires, afin que les faits puissent être établis sur des bases documentées.

Sa déclaration ne précise toutefois ni la liste exhaustive des dossiers concernés ni les modalités concrètes de leur éventuelle transmission.

Entre transparence et respect des compétences institutionnelles

En conclusion, Aminata Touré appelle chaque institution à agir dans le cadre de ses attributions. « Que chacun reste à sa place et la République ne s’en portera que mieux », résume-t-elle.

Au-delà de la controverse politique, cette sortie soulève une question institutionnelle importante : comment garantir un contrôle rigoureux des deniers publics tout en respectant les compétences respectives du Parlement, de la Cour des comptes et de l’Inspection générale d’État ?

L’enjeu demeure celui de la transparence, de la redevabilité et de l’établissement des responsabilités sur la base de procédures régulières et de faits vérifiables.

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