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Assemblée nationale : Sonko ouvre la 3ᵉ session extraordinaire et répond à la polémique sur la LFR

L’Assemblée nationale a ouvert, ce vendredi 18 septembre 2026, sa troisième session extraordinaire de l’année. Devant 107 députés, le président de l’institution, Ousmane Sonko, a dévoilé les principaux dossiers inscrits à l’agenda parlementaire, tout en répondant à la controverse autour de l’absence d’une loi de finances rectificative (LFR) pour 2026.

Le Parlement reprend ses travaux avec plusieurs dossiers majeurs sur la table. La troisième session extraordinaire de l’année 2026 a été officiellement ouverte ce vendredi par le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.

Convoquée par l’arrêté du Bureau n°215 du 15 septembre 2026, la séance s’est tenue en présence de 107 députés, permettant, selon le Bureau de l’institution, d’atteindre le quorum requis.

Quatre nouveaux textes déposés

Dès l’ouverture de la session, quatre textes ont été formellement déposés sur le bureau de l’Assemblée nationale.

Le premier, le projet de loi n°36/2026, vise à autoriser le président de la République à ratifier le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits à la nationalité et à l’élimination de l’apatridie en Afrique, adopté le 18 février 2024 à Addis-Abeba.

Trois propositions de loi complètent cette liste : la proposition de loi n°37/2026, qui entend modifier la loi n°2019-03 du 1er février 2019 portant Code pétrolier ; la proposition de loi organique n°38/2026, portant modification de la loi organique n°2020-07 du 26 février 2020 relative aux lois de finances ; et la proposition de loi n°39/2026, consacrée à la santé en milieu carcéral.

LFR 2026 : Sonko répond à la polémique

Mais l’ouverture de cette session a également été marquée par la controverse sur la loi de finances rectificative pour l’année 2026.

Avant d’aborder l’ordre du jour, Ousmane Sonko a tenu à défendre l’institution parlementaire face aux accusations laissant entendre que l’Assemblée nationale aurait bloqué ou retardé l’examen d’une LFR.

Le président de l’Assemblée nationale a affirmé que l’institution n’avait « jamais reçu de notification de loi de finances rectificative pour l’année 2026 », ajoutant que le gouvernement ne l’avait « jamais saisie d’une demande complète accompagnée d’un projet de loi de finances rectificative ».

Ousmane Sonko a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative d’instrumentalisation politique de la question, qualifiant de « démagogie » et de « mauvaise foi » les accusations laissant entendre que le Parlement aurait volontairement fait obstacle au texte. Il a également appelé les acteurs politiques à respecter l’institution parlementaire et à vérifier la fiabilité des informations diffusées à son sujet.

Code pétrolier, lois de finances et affaire Softcare au menu

Au-delà de cette mise au point, plusieurs dossiers sensibles devraient rythmer les travaux de cette troisième session extraordinaire.

Les députés doivent notamment examiner le projet de loi n°21/2026, modifiant la loi n°2016-09 du 14 mars 2016 instituant la carte d’identité biométrique CEDEAO.

S’ajoutent les propositions de loi portant sur le Code pétrolier, les lois de finances et la santé en milieu carcéral.

Autre dossier attendu : le rapport de la mission d’information parlementaire relative à la commercialisation des produits de la marque Softcare.

La Conférence des présidents chargée d’arrêter le calendrier

Après la lecture de l’ordre du jour, Ousmane Sonko a levé la séance et invité les membres de la Conférence des présidents à se réunir immédiatement afin d’établir le calendrier d’examen des différentes affaires soumises à l’Assemblée.

Cette troisième session extraordinaire s’ouvre ainsi sur plusieurs dossiers à forte portée institutionnelle, budgétaire, économique et sociale, avec notamment la réforme annoncée des règles relatives aux lois de finances et du Code pétrolier, ainsi que l’examen parlementaire du dossier Softcare.

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