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Grand Transfert d’Eau : le ministère dément tout abandon et annonce un démarrage des travaux en 2027

Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a apporté des clarifications sur le Programme du Grand Transfert d’Eau (GTE), après des déclarations faisant état d’un éventuel retrait du projet de la programmation budgétaire de l’État dans le cadre de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026. Dans un communiqué publié ce lundi 26 octobre 2026, le ministère assure que le programme est maintenu et que les travaux du transfert principal devraient démarrer en 2027.

Des ajustements budgétaires, mais pas d’abandon

Selon le ministère, les réajustements opérés dans le cadre de la LFR 2026, et qui seront également prolongés dans la Loi de finances initiale (LFI) 2027, ne signifient ni une suppression ni une suspension du programme. Ils visent plutôt à adapter les crédits budgétaires au calendrier réel d’exécution du projet.

Le département souligne que plusieurs étapes doivent encore être franchies avant le lancement effectif des travaux. Il s’agit notamment de finaliser les études, de conduire les procédures de sélection, de boucler les négociations et la contractualisation, mais aussi de recenser et d’indemniser les personnes affectées par les futures infrastructures.

La coordination des différentes composantes du programme constitue également un préalable à l’engagement des ressources financières.

Un partenariat public-privé envisagé

Composante majeure de l’Initiative des Autoroutes de l’Eau, le Grand Transfert d’Eau vise à renforcer la sécurité hydrique du Sénégal, à soutenir les activités économiques et à favoriser un développement territorial plus équilibré.

Le projet prévoit notamment le transfert d’eau brute dans le cadre d’un partenariat public-privé. Une société de projet doit être mise en place, avec une participation de 51 % du Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS).

Les infrastructures projetées comprennent une branche principale desservant l’axe Dakar–Thiès–Mbour et une autre en direction de Touba. Des points de livraison sont également prévus pour soutenir les activités agricoles dans les Niayes et approvisionner les communautés rurales situées le long du tracé.

Les financements en cours de mobilisation

Le ministère affirme que les démarches de mobilisation des financements auprès des bailleurs et des investisseurs privés se poursuivent, parallèlement aux procédures de revue et de validation du programme.

Le pilotage du projet est assuré en collaboration avec le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan (MEFP), le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (MEANT), l’Unité nationale d’appui aux partenariats public-privé (UNAPPP), le FONSIS, la SONES, l’OFOR et les autres parties prenantes.

En réaffirmant le caractère prioritaire du Grand Transfert d’Eau, le ministère présente cette initiative comme un levier d’amélioration de la santé publique, de renforcement de la sécurité alimentaire et de réduction des inégalités territoriales, en milieu urbain comme en milieu rural.

Le calendrier annoncé fixe ainsi à 2027 le démarrage des travaux du transfert principal. D’ici là, la finalisation des études, la mobilisation des financements et la conclusion des procédures contractuelles restent déterminantes pour le passage à la phase opérationnelle.

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