La majorité parlementaire de Pastef a finalement rejeté le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, ce mardi 3 novembre, à l’occasion d’une séance plénière à l’Assemblée nationale. Forte de ses 130 députés sur les 165 que compte l’institution, la majorité a ainsi confirmé son opposition au texte porté par le gouvernement, sur fond de profondes divergences concernant les allocations budgétaires et les priorités de l’Exécutif.
Un rejet sans débat en séance plénière
Le vote s’est déroulé sans débat préalable, à la suite d’une question préalable soulevée par le député Amadou Ba. S’appuyant sur les dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ce dernier a demandé que le projet de loi soit soumis au rejet sans ouverture des discussions générales.
Cette démarche a ainsi conduit à l’interruption du débat parlementaire sur le fond du texte, avant son rejet par la majorité.
Un troisième revers parlementaire pour la LFR 2026
Ce rejet en plénière intervient après deux précédents revers enregistrés devant la Commission des finances et du contrôle budgétaire, qui avait déjà rejeté le projet de loi ainsi que les amendements présentés par le gouvernement.
Les divergences portent notamment sur les lignes de crédits, les choix d’affectation des ressources publiques et les priorités budgétaires défendues par l’Exécutif.
Une nouvelle séquence de tensions entre le gouvernement et sa majorité parlementaire
Le rejet de la LFR 2026 ouvre une nouvelle séquence de tensions institutionnelles et politiques. Il met en évidence les désaccords autour des orientations budgétaires, alors même que le gouvernement cherchait à faire adopter les ajustements proposés pour l’exercice 2026.
Au-delà du sort de ce texte financier, cette séquence parlementaire soulève des interrogations sur les rapports entre l’Exécutif et la majorité issue de Pastef, ainsi que sur les conséquences du rejet de la loi de finances rectificative pour l’exécution du budget de l’État.


