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REJET DE LA LFR 2026 : MARY TEUW NIANE ACCUSE LES DÉPUTÉS DE PASTEF DE « TRAHISON » ET DÉNONCE DES MANŒUVRES CONTRE DIOMAYE FAYE

Le rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 continue de provoquer des réactions au sommet de l’État. Après le vote négatif de la majorité parlementaire de Pastef, le directeur de cabinet du président de la République, le professeur Mary Teuw Niane, est monté au créneau dans une déclaration publiée ce mardi 3 novembre 2026. Dans une tribune au ton particulièrement ferme, il accuse les députés de Pastef d’avoir trahi la confiance des Sénégalais et renié leurs engagements électoraux.

Intitulée « La trahison », sa publication revient sur les raisons qui, selon lui, avaient justifié l’obtention d’une majorité parlementaire par Pastef lors des dernières élections législatives. Mary Teuw Niane rappelle que les députés avaient sollicité les suffrages des Sénégalais avec une promesse centrale : donner au président Bassirou Diomaye Faye les moyens institutionnels et politiques de mettre en œuvre son programme et l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050.

Pour le directeur de cabinet du chef de l’État, cette majorité devait constituer un instrument au service de l’intérêt national. Il considère dès lors que le rejet de la LFR 2026 représente une rupture avec cet engagement.

Mary Teuw Niane parle de trahison de la confiance populaire

Dans sa publication, le professeur estime que les députés de Pastef ont privilégié des considérations politiciennes au détriment des impératifs nationaux.

« En rejetant la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, ils ont tourné le dos à cet engagement », affirme-t-il, considérant que les premières conséquences de cette décision pourraient être supportées par les populations sénégalaises.

Au-delà du rejet du texte budgétaire, Mary Teuw Niane met directement en cause la stratégie du président de l’Assemblée nationale. Sans le nommer explicitement dans ce passage, il estime que celui-ci chercherait à empêcher le chef de l’État de mettre en œuvre son programme et de concrétiser ses ambitions.

Le président de l’Assemblée nationale directement visé

Le directeur de cabinet de Bassirou Diomaye Faye va plus loin en établissant un parallèle avec la période durant laquelle l’actuel président de l’Assemblée nationale dirigeait le gouvernement.

Selon son analyse, chaque fois que le chef de l’État serait sur le point d’obtenir une avancée économique, financière ou diplomatique, des initiatives politiques viendraient perturber la dynamique engagée et brouiller le message envoyé aux partenaires du Sénégal.

Il dénonce ainsi ce qu’il considère comme des manœuvres visant à fragiliser le mandat présidentiel et à entraver l’action publique.

« On ne construit pas un pays en sabotant ses institutions »

Dans la suite de sa tribune, Mary Teuw Niane défend la continuité de l’État et rappelle le rôle fondamental de la Constitution dans la préservation des institutions républicaines.

« On ne construit pas un pays en sabotant ses institutions. On ne sert pas le peuple en reniant sa parole », écrit-il.

Malgré le rejet de la LFR 2026, il assure que les ambitions de transformation économique et financière du Sénégal ne seront pas abandonnées. Il réaffirme notamment la volonté de poursuivre les politiques publiques en faveur des populations les plus vulnérables.

Un nouvel épisode dans les tensions au sommet de l’État

En conclusion, le directeur de cabinet présidentiel considère que le rejet de la LFR 2026 ne doit pas marquer la fin du projet national porté par Bassirou Diomaye Faye. Il appelle plutôt à transformer cette séquence politique en un sursaut autour du président de la République, des institutions et de l’avenir du pays.

« La trahison d’aujourd’hui va devenir le sursaut de demain », lance-t-il.

Cette sortie particulièrement offensive d’un proche collaborateur du chef de l’État intervient dans un contexte de tensions politiques autour du rejet de la LFR 2026 par la majorité parlementaire de Pastef. Elle met davantage en lumière les divergences entre les différentes composantes du pouvoir et pose une nouvelle fois la question de la coexistence entre l’Exécutif et sa majorité à l’Assemblée nationale.

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