Le Groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes a voté contre la première partie du projet de loi de finances initiale (PLFI) 2027, ce samedi 7 novembre 2026, en Commission des Finances et du Contrôle budgétaire. Dans un document explicatif, les députés dénoncent des insuffisances dans la documentation budgétaire, des incohérences dans les prévisions économiques et financières, ainsi que des incertitudes juridiques liées au rejet du PLFR 2026.
Parmi les principales critiques figure la transmission tardive de documents essentiels. Certains rapports et annexes budgétaires n’auraient pas été communiqués aux députés, tandis qu’un errata modifiant les données de référence a été transmis à la veille des travaux.
PASTEF conteste également le recours aux hypothèses du PLFR 2026, rejeté par l’Assemblée nationale le 3 novembre dernier, pour construire le cadrage budgétaire de 2027. Le groupe relève par ailleurs plusieurs contradictions entre les documents officiels, notamment sur la croissance, le déficit, les recettes fiscales et les besoins de financement.
Les députés s’inquiètent aussi de la réduction des subventions énergétiques, qui passeraient de 790,3 milliards FCFA en 2026 à 477 milliards en 2027, soit une baisse de 313,3 milliards FCFA. Ils estiment que les conséquences sociales de cette réforme ne sont pas suffisamment évaluées.
Pour justifier son vote contre, le groupe parlementaire invoque les exigences de transparence, de sincérité budgétaire et de respect de la loi organique relative aux lois de finances. Il demande au Gouvernement de présenter des prévisions cohérentes, juridiquement fondées et accompagnées d’une meilleure évaluation des conséquences économiques et sociales de ses choix budgétaires.
PASTEF affirme ainsi refuser que les recettes et les dépenses de l’État soient autorisées sur la base de données contradictoires et d’une documentation jugée insuffisante.


